Encore un projet de petit réacteur modulaire (SMR) en difficulté. Mercredi 7 janvier aura lieu une audience concernant le redressement judiciaire de Naarea au Tribunal des affaires économiques de Nanterre. Y sera abordée l’offre de reprise de la plus grande start-up française du nucléaire par le groupe Eneris (Pologne, Luxembourg).
Naarea (Nuclear Abundant Affordable Resourceful Energy for All) est une start-up française fondée en 2020, spécialisée dans le développement de micro-réacteurs nucléaires de quatrième génération à sels fondus et neutrons rapides. En 2023, elle avait été lauréate de l’appel à projets « Réacteurs nucléaires innovants » du plan d’investissements France 2030, ce qui lui avait permis de bénéficier de 10 millions d’euros de financements publics.
Mais cela n’a pas suffi. En manque de trésorerie à court terme, flanquée d’une dette de 15 millions d’euros, elle a été placée en redressement judiciaire le 3 septembre dernier.
Des rencontres ont eu lieu les derniers jours entre les représentants du personnel de la start-up, dont les effectifs s’élèvent à environ 200 salariés, et le Comité interministériel de restructuration industrielle, en charge à Bercy des dossiers délicats. En cas d’accord de la justice et du ministère des Finances à la reprise par Eneris, le repreneur pourra mettre la main sur les brevets de la start-up.
D’autres start-up en difficulté financière
Naarea n’est pas la seule start-up spécialisée dans les SMR à rencontrer des difficultés techniques et financières, malgré un soutien intensif de l’État. Newcleo, qui développe des réacteurs modulaires compacts à neutrons rapides refroidis au plomb, projette d’en installer un dès 2031 entre les communes de Beaumont et Savigny-en-Véron (Indre-et-Loire).
Elle a bénéficié de 19,8 millions d’euros de financements de l’État (dont 5 millions d’euros dédiés à…
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