Nuisances élémentaires
Tandis que s’éternise le triste business infini de l’édition (on dirait, de manière évidemment surplombante : tout a été dit, et bien dit, et il n’y a qu’à relire ce qui fut tel – et à agir en conséquence) ; que s’y bousculent les néo-concepts les plus à même de saisir de manière très originale et, affirme-t-on, définitive, le désastre persistant ;
« Et le sport qui consiste à décrire sans fin, avec une complaisance variable, le désastre présent, n’est qu’une autre façon de dire : “C’est ainsi” » (Appel). ).
que s’y expriment toutes les nuances de l’impuissance de la « société civile-subventionnée », de l’indignation la plus plate aux ratiocinations marxistes-léninistes les plus éventées et ennuyeuses ;
« Les personnes qui assument d’imposer au monde entier une logique bien spécifique ne renonceront pas à leur pouvoir par la seule déconstruction des catégories qui sont censées sous-tendre leurs actes » (Bernard Aspe, La division politique). ).
Tandis que par ailleurs tous les aéroports – points nodaux de l’extension infinie de l’Économie, qu’elle soit touristique de masse ou purement logistique – débordent ; tandis que le tourisme est devenu lui-même le stade suprême de l’impérialisme, et que s’y adonne avec joie (eh oui, car là-bas bien plus qu’ici ON s’y fait servir) la « classe moyenne planétaire » (comme dirait l’autre) ; tandis que « data centers partout » et, surtout, tandis que ce paragraphe participe lui-même, pas seulement par ses circonlocutions théoriques d’ailleurs, de ce qu’il tente péniblement de dénoncer (sans éviter non plus le ridicule, on le verra). Tandis que tout ça, donc, et parce que les « mégafeux » ont très récemment aussi gagné nos contrées (avouons-le d’emblée : nous sommes belges), nous avons pris laborieusement notre plume et tenté de simplifier les données…
Auteur: dev
