Laurent Nunez tremble à l’arrivée de la fête de la musique le 21 juin. Un coup de semonce médiatique comme on a rarement vu pour limiter autant que possible de se rassembler, d’écouter de la musique et de faire la fête.
Jeudi 18 juin, Laurent Nunez envoyait un pli à l’ensemble des préfets de France pour les inciter à prendre des mesures exceptionnelles autour de la fête de la musique du 21 juin. Le keuf en chef demande à ses équipes de mobiliser le plus de condés possibles localement afin de « sécuriser » la fête. La gravité du moment oblige, Nunez signe même son petit télégramme d’un petit mot manuscrit :
« aucun débordement, violences aux personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations, pillages ou atteintes aux mobiliers urbains ne saura être toléré et implique une intervention systématique pour y mettre un terme »
Ce qui est clairement visé par les ordres de l’Intérieur, c’est la peur de débordements comme ceux qui ont suivi la victoire en Ligue des Champions du Paris-Saint-Germain dans la nuit du 30 au 31 mai dernier, où des centaines de supporters qui célébraient la victoire de leur équipe ont affronté les flics et on mangé une répression féroce (780 interpellés dont 480 en Ile-de-France, 3 morts dans la soirée, et des salles de comparution immédiates blindées). Le sinistre craint qu’en période de Coupe du monde de football, des scènes similaires se répètent.
Localement, Étienne Guyot et le reste de la Préfecture du Rhône ont pris au mot les mots de Nunez et se sont empressés de faire passer un arrêté vendredi 19 juin pour entravetr la fête. De 17h dimanche 21 juin à 5h dans la nuit dans tout le département, la consommation d’alcool sera interdite sur la voie publique en dehors des débits de boissons prévus. Une mesure qui est loin d’être une recommandation sanitaire, mais une exclusion des populations précaires de l’espace public et de la fête, en créant…
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