En septembre 2015, lors d’un sommet consacré au développement durable, les 193 États membres de l’Organisation des Nations unies ont adopté les Objectifs de développement durable (ODD). Ces 17 priorités constituent un cadre d’action universel visant, d’ici 2030, à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir à tous les êtres humains des conditions de vie décentes. En 2026, où en est-on ? On fait le bilan.
Les États s’étaient notamment engagés à améliorer les conditions de vie en faveur des populations et des pays les plus précarisés. Toutefois, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour assurer le suivi et l’application de ces engagements continue de soulever des interrogations.
Les ODD, dans quelles mesures sont-elles durables?
À première vue, ces objectifs affichent une ambition considérable. Présentés comme une rupture avec les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), ils élargissent le cadre d’action en intégrant plus explicitement les dimensions environnementales, sociales et institutionnelles du développement.
Dix ans après leur adoption par l’Organisation des Nations unies, la question de leur réalisme et de leur capacité à infléchir durablement les trajectoires de développement à l’échelle mondiale est largement posée.
Une limite majeure se profile : les ODD reposent essentiellement sur des engagements volontaires, inscrits dans un système économique et politique souvent jugé structurellement incompatible avec les impératifs de durabilité.
Selon le Rapport sur les objectifs de développement durable de 2023, la plupart des indicateurs progressent à un rythme extrêmement lent. Cette inertie tient surtout à des choix politiques et économiques qui privilégient la croissance à court terme au détriment de la soutenabilité. Faute…
Auteur: Mr Mondialisation

