Obsession : quand la misogynie cartonne au cinéma

J’écris sur Obsession de Curry Barker, parce que je pense qu’il en va de la survie des femmes, des enfants et de toutes les personnes non-masculines dans un monde en guerre contre elles, de questionner les objets culturels qui perpétuent (intentionnellement ou non) un ordre meurtrier.

Attention, cet article parle en détails de violences sexistes et sexuelles, de féminicides, suicides, maltraitance animale, et de leur imagerie au cinéma.

J’inclus dans mon usage du mot femmes toutes les personnes qui peuplent le genre féminin quel que soit leur sexe biologique de naissance. J’écris de manière inclusive sauf quand j’estime que les sujets de mes phrases sont du côté de l’ordre masculin dominant. J’écris cet article parce que les critiques françaises unanimes, le public et certaines connaissances enthousiastes ont bien failli me gaslighter  : ne voyant personne relever la misogynie d’Obsession, découvrant que certains en proposaient même une lecture féministe, j’ai cru que je raisonnais mal, que je ne voyais pas ce que je voyais. Non. Voici mes notes. Je ne suppose pas qu’elles soient parfaites. Ma première intention est de sortir de la solitude et la terreur que j’ai sentie en tant que spectatrice de ce film épouvantablement misogyne et de nommer le vrai monstre à l’écran. À chacun chacune d’y réfléchir en ses termes ensuite. Il n’y a pas besoin d’avoir vu le film pour lire cet article, qui contient par ailleurs beaucoup de spoilers.

Résumé du film

Aux États-Unis, un blanc-bec surnommé Bear, célibataire à cause de lui, est amoureux en secret d’une amie de lycée, la jolie, indépendante, Nikki. Bear et Nikki travaillent dans un magasin de musique avec Sarah et Ian, leurs amis. Ian et Nikki étaient sex friends avant que ne commence cette histoire, donc Ian sabote Bear pour garder l’exclu. Sarah, la fille sympa, aime Bear en secret, donc elle n’aide jamais Nikki. Bear n’est pas un vrai mec…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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