Permettez-moi, d’abord, de vous convier à réfléchir sur le mot « frappes » dans sa signification militaire : frappes en Syrie, frappes en Irak, frappes au Yémen, frappes au Liban etc.. On remarquera qu’effectuer des frappes a toujours été le monopole reconnu et même accepté des puissances occidentales en général, puis surtout des États Unis et accessoirement d’Israël.
On y trouve une connotation de punition, de corrections données forcément à quelqu’un d’inferieur, puisqu’il est implicite qu’on peut le frapper mais que lui ne peut le faire. Il s’y trouve aussi une connotation d’avertissement, un sous-entendu que la prochaine fois ce sera pire, bien plus grave. Il suppose aussi l’impunité puisque la punition, dans sa signification commune, est administrée par le maitre et que celui qui la subit, l’esclave, et même l’élève naguère, ou toute personne contrainte à la soumission, sont supposés ne pouvoir refuser « cette punition » ou s’y opposer. Il s’y trouve aussi la notion de « correction » puisque les personnes ainsi soumises d’une manière ou d’une autre, sont supposées la mériter et devoir corriger ainsi leur comportement jugé insatisfaisant, et surtout ne pas récidiver.
Permettez-moi à présent de vous inviter à réfléchir au mot « sanctions ». On remarquera de suite qu’elles partagent avec le mot « frappes » une connotation de punition, celle du supérieur à l’inférieur, celle du patron à ses employés, du maitre à un élève indiscipliné, celle d’un pays puissant à un pays plus faible etc.., bref celle d’un dominant à un dominé, qu’il soit une personne sanctionnant d’autres personnes, ou un pays ou un groupe de pays en sanctionnant d’autres.
On notera aussi que si les frappes ont un contenu violent, voire sanglant, les sanctions sont, elles, essentiellement économiques, financières. Dans la hiérarchie des punitions, les sanctions précèdent en général les frappes. On…
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Auteur: Djamel LABIDI

