Octobre rose : et si on parlait aussi du dépistage chez les femmes atteintes d’une maladie chronique, comme la sclérose en plaques ?

En France, moins d’une femme sur deux éligibles au dépistage du cancer du sein a recours au dispositif de prévention mis en place par l’Assurance maladie. « Octobre rose » est l’occasion d’alerter sur les obstacles au dépistage pour celles qui vivent avec une maladie chronique et/ou en situation de handicap. Une étude analyse ainsi les difficultés rencontrées par les femmes atteintes d’une sclérose en plaques.


Le dépistage du cancer du sein est un geste plutôt simple, gratuit dans notre pays et qui permet de sauver des vies.

Pourtant, certaines femmes – celles qui ont déjà une maladie chronique comme la sclérose en plaques, par exemple – y ont moins recours. Parce que ce diagnostic prend toute la place. Parce que des obstacles de différentes natures peuvent s’accumuler et les empêcher de réaliser la mammographie alors qu’elles le souhaiteraient. Aussi peut-être parce qu’on en parle moins, voire qu’on leur en parle moins souvent.

Alors aujourd’hui, rappelons que la prévention, c’est l’affaire de toutes.

Octobre rose : un mois pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein

Chaque année, Octobre rose met en lumière la lutte contre le cancer du sein. En France, depuis 2004, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, les femmes de 50 ans à 74 ans sont invitées par l’Assurance maladie à réaliser une mammographie (radiographie des seins qui utilise des rayons X à faible dose) tous les deux ans, gratuitement et sans ordonnance. Pourtant, moins de la moitié des femmes éligibles y participent, d’après les chiffres de Santé publique France.

S’informer sur les dépistages des cancers

  • Sur le site « Jefaismondepistage.cancer.fr », vous trouverez toutes les informations pratiques sur les dépistages du cancer du sein, du col de l’utérus et du cancer colorectal.

Pourquoi se faire dépister ? Parce que plus un cancer du sein est détecté tôt, mieux il se…

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Auteur: Emmanuelle Leray, Directrice de recherche Inserm en épidémiologie, École des hautes études en santé publique (EHESP)