Le groupe nordiste IDKIDS a été placé mardi 3 février en redressement judiciaire pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction.
La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d’éveil) et la plateforme logistique IDLOG, selon ces sources. Ces quatre entités emploient environ 2 000 personnes en France.
En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni « les filiales étrangères et l’ensemble des franchises du groupe ».
« C’est un soulagement pour nous, pour la marque et pour l’ensemble du groupe. Au moins, nous avons une continuité, car on avait peur d’une liquidation », a réagi Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT.
La direction explique que cette demande de protection doit permettre de « redonner du temps et de la capacité financière » au groupe, qui doit « accélérer » sa « transformation ».
« Impact salarial »
Du côté des salariés, certains ont exprimé mardi leur inquiétude. « On voit les chiffres en magasin baisser depuis plusieurs années, avec moins de clientèle et un panier moyen plus bas », témoigne une vendeuse de l’entreprise, qui ne souhaite pas donner son nom.
Blandine Couchourel, représentante du personnel et déléguée CFTC, souligne, elle, « beaucoup de transparence » de la part de la direction et assure que les salariés « croient à l’entreprise » et veulent « qu’elle continue ».
L’enseigne avait déjà annoncé en mars 2024 une « stratégie de simplification » qui s’était traduite par la suppression de 250 emplois dans le réseau et 50 au siège, selon une porte-parole du groupe.
Par ailleurs, IDKIDS se félicite de la « trajectoire de croissance » de Jacadi, sa marque…
Auteur: La Croix (avec AFP)

