L’auteure envoie ici la traduction française (faite par elle-même) de l’extrait de son livre Paris et les Jeux Olympiques (パリと五輪), à paraître en juillet au Japon, chez Ibunsha. Il s’agit de la première moitié du dernier chapitre intitulé ’Olympic Money’ où elle décortique comment les JO sont devenus lucratifs et qui gagnent de l’argent. Elle analyse également comment et pourquoi la France accueille les JO d’hiver en 2030.
Avery Brundage est connu comme une force principale du ’succès’ des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Sans le soutien de Brundage, président du Comité olympique des États-Unis, la propagande du Troisième Reich n’aurait pas eu l’impact qu’elle a eu. Trente-six ans plus tard, les Jeux Olympiques d’été se sont déroulés pour la deuxième fois en Allemagne. Pour Brundage, c’était la dernière édition qu’il dirigeait en tant que cinquième président du Comité international olympique (CIO). Vers la fin des Jeux, des militants palestiniens ont pris en otage et tué des membres de la délégation israélienne. Devant une foule, des athlètes et des caméras au stade, Brundage s’est écrié : ’The Games must go on’. Les Jeux de Munich ont donc continué. Brundage était également un amateur d’art oriental et a fait don de sa collection éponyme au Fine Arts Museum of San Francisco. Un buste de Brundage a donc été placé dans le musée. Cependant, lors des recherches pour le 50e anniversaire du musée, les conservateurs ont ’découvert’ ses sympathies pour le nazisme. Son buste a été retiré en 2020, alors que le mouvement Black Lives Matter prenait de l’ampleur.
Brundage a d’ailleurs été le dernier président du CIO à adhérer à l’amateurisme. L’idéologie derrière l’amateurisme prôné par Pierre de Coubertin n’était rien d’autre que du classisme. Coubertin recherchait des nobles ’chevaliers du sport’ qui exerçaient leur corps et leur…
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Auteur: dev

