« The proof of the pudding will be in the eating »
Klaus Berend, Directeur chargé de la sécurité alimentaire, du développement durable et de l’innovation, à la DG Santé, Commission européenne
Traduction par nos soins : « Vous aurez la preuve de l’existence du gâteau lorsque vous en mangerez »
Lors de son audition devant le Parlement néerlandais le 26 mars 2026, Klaus Berend, haut fonctionnaire de la Commission européenne chargé des pesticides, s’est révélé incapable de fournir la moindre garantie objective que la réforme dite « Omnibus X » ne dégraderait pas la protection de la santé et de l’environnement. Par ailleurs, il a lui-même confirmé l’un des reproches centraux formulés par Générations Futures : la réforme opère un renversement de la charge de la preuve, transférant aux institutions européennes la responsabilité — jusqu’ici assumée par les industriels — de démontrer la dangerosité des substances déjà autorisées. Une « simplification » à sens unique, sans étude d’impact, sans calendrier contraignant, et dont la mise en œuvre sera soumise à des votes politiques susceptibles de retarder encore davantage l’intégration des nouvelles données scientifiques. Des solutions alternatives existent pourtant, identifiées par la Commission elle-même dès 2020 pour limiter l’engorgement : ne pas étudier les dossiers déposés incomplets par les industriels et mettre plus de moyens humains pour instruire ces dossiers. Générations Futures revient en détail sur cette audition très éclairante.
Durant l’audition du 26 mars, la députée Ines Kostić a demandé à M. Berend quelles étaient les preuves objectives que la réforme Omnibus X ne constituerait pas un pas en arrière dans la protection de la santé et de l’environnement. Elle mettait alors en avant le fait que si l’industrie et la Commission affirment que la réforme n’est pas un pas en arrière, cet avis…
Auteur: andy

