L’Union européenne a la capacité de créer un modèle agricole pionnier pour le XXIe siècle, à condition de ne pas s’enfermer dans des pratiques dépassées.
Générations Futures adresse ce jour une lettre au sujet de l’Omnibus X à l’ensemble des députés du groupe du Parti Populaire Européen (PPE) au Parlement européen, accompagnée d’une note d’analyse détaillée. Cette interpellation fait suite au soutien sans faille et au calendrier très serré affichés par le rapporteur PPE Herbert Dorfmann sur le projet d’Omnibus X le 5 mai dernier au Parlement européen. L’objectif : alerter les députés PPE sur le risque de bâcler le débat parlementaire, avec des conséquences graves sur la santé et l’environnement, cela alors que la capacité de la réforme à réaliser effectivement une simplification administrative est mise en cause.
Depuis son annonce par la Commission européenne en décembre 2025, le texte avance à une vitesse inhabituelle, avec un calendrier visant une mise en œuvre dès 2027. La présidence chypriote du Conseil souhaite aboutir à un compromis avant la fin de son mandat, tandis que le rapporteur du PPE, M. Dorfmann, a exprimé sa volonté d’accélérer le dossier.
Pour Générations Futures, cette urgence artificielle est fondamentalement incompatible avec la portée des réformes proposées, notamment la suppression des limites de temps pour les approbations de substances actives dans les pesticides et les biocides. Cette mesure reviendrait à rendre ces approbations illimitées, supprimant de fait les réévaluations périodiques qui travailent aujourd’hui l’intégration des nouvelles connaissances scientifiques dans l’évaluation des risques.
« Modifier des procédures aussi critiques exige un soin exceptionnel, or le calendrier imposé par les promoteurs de l’Omnibus ne le permet pas », souligne Nadine Lauverjat, déléguée générale de Générations…
Auteur: andy

