Au cœur de l’été, la Commission européenne a publié le rapport annoncé en novembre 2025 sur l’impact économique des mesures de réduction des limites maximales de résidus (LMR) aux limites de quantification. Certains chiffres issus de ce rapport, sur la chute des importations et la hausse des prix à la consommation, ont semblé alarmants et ne manqueront pas d’être utilisés pour attaquer ces mesures. Néanmoins, ces chiffres sont issus d’un scénario aux hypothèses irréalistes, comme les auteurs le soulignent et comme leurs conclusions le montrent. Générations Futures adresse donc aujourd’hui une note aux eurodéputés des comités ENVI et AGRI, en vue de clarifier les termes du débat dans un contexte où le rapporteur PPE Hebert Dorfmann affiche son hostilité à cette rare mesure bénéfique à l’environnement et à la santé. Devant la contribution de ce rapport, l’association appelle également à revenir sur le rejet, en juin dernier, de la commande d’une étude d’impact sur les mesures liées aux approbations illimitées, aux périodes de grâce et aux dérogations d’usage de pesticides interdits.
Le rapport du Joint Research Center de la Commission européenne publié le 11 août dernier a pour objet d’anticiper les conséquences économiques des mesures concernant la possibilité qui serait ouverte par l’Omnibus X de réduire les limites maximales de résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne aux limites de quantification, plus communément appelées « zéro technique ». Certains chiffres avancés dans la couverture médiatique de ce rapport et aussitôt brandis par des opposants à ces mesures ont de quoi faire pâlir. Le scénario présenté comme « le plus extrême » anticipe en effet une chute de 41% des importations européennes et une explosion du prix à la consommation de certaines denrées, celui du café se retrouvant par exemple multiplié par plus de quatre.
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Auteur: andy
