« On a gagné ! » L’association Abolissons la vénerie aujourd’hui (AVA France) s’est félicitée le 27 avril, sur les réseaux sociaux, du retrait d’une bâche en forêt de Dreux (Eure-et-Loir).
Celle-ci avait été installée à l’automne, en lisière du bois, par un équipage de chasse à courre, le Normand Piqu’Hardi, qui chasse le cerf une à deux fois par semaine pendant la période autorisée entre septembre et mars.
Ce dispositif de 3 mètres de hauteur, suspendu à l’aide de câbles et déployé sur 1,7 km le long du sentier les jours de chasse, avait été autorisé à titre expérimental par l’Office national des forêts (ONF) pour la première fois en France, après avoir obtenu l’avis favorable de l’Office français de la biodiversité (OFB), comme le racontait Reporterre en février.
Les chasseurs assuraient qu’il ne s’agissait pas d’un « filet » pour capturer les cerfs, mais d’un dispositif de sécurité pour éviter que les animaux poursuivis et les équipages de chasse à courre ne se retrouvent près des habitations. Des riverains et militants pour les droits des animaux dénonçaient de leur côté une « appropriation de la forêt par un groupe peu représentatif de tous ses usagers ».
La bâche a finalement été retirée. « L’ONF vient d’annoncer qu’ils renonçaient soutenir ce projet des veneurs. La raison : le manque d’acceptabilité sociale, a relayé l’association AVA France. On dirait que la mobilisation a payé, une fois de plus ! » L’association précise qu’elle continuera de lutter plus globalement pour l’abolition de la chasse à courre, en forêt de Dreux comme partout en France.
Sollicité par Reporterre, l’ONF n’avait pas encore réagi publiquement le 28 avril à midi.

