Emmanuel Capus, sénateur Les Indépendants du Maine-et-Loire, le rappelle : « Nous en sommes à la troisième étape du télétravail. La notion arrive en 2012 dans le Code du travail puis nous avons subi le télétravail avec la pandémie de Covid-19, et maintenant il se stabilise ». Les chiffres sont là, nous sommes passés de 9 % de télétravailleurs en 2019 à 26 % en 2023.
Le télétravail, un cadre propice au travail ?
« Le point de départ de l’entreprise était de ne pas se définir par son lieu de travail mais par les contributions de chacun », explique le directeur de Vatès, une entreprise qui propose des solutions numériques européennes. Cela ressemble à un jeu à somme positive. D’un côté, l’entreprise réduit ses coûts de fonctionnement de l’autre, elle permet aux salariés de travailler d’où ils souhaitent. « C’est un facteur de compétitivité pour son entreprise », assure-t-il. « On a la capacité de recruter des profils de grandes sociétés américaines qui sont en Europe et qui ont reculé sur le télétravail. »
Pour lui, le levier est double : Le télétravail permet à la fois de dénicher des talents mais aussi un bon taux de rétention (le mouvement inverse de l’habituel ‘brain drain’, qui consiste à voir des talents s’exporter le plus souvent outre-Atlantique pour de meilleures conditions de travail). L’essentiel, selon lui, est d’apporter les conditions nécessaires au bien-être du salarié pour…
Auteur: Simon Nicolle

