« On a l'impression qu'on revient vingt ans en arrière » : à Avignon, le nouveau maire relance le tout-voiture

Clé de 13 à la main, il a lui-même dévissé le panneau de sens interdit. « On fait tomber le mur de Berlin d’Avignon : on ne pouvait plus circuler d’Est en Ouest, ça n’avait pas de sens », a-t-il lancé, sourire aux lèvres, sous les acclamations de ses soutiens. Très à l’aise dans cette mise en scène, le nouveau maire d’Avignon, Olivier Galzi, maîtrise toujours aussi bien l’exercice devant les caméras.

L’ancien journaliste qui a présenté le journal de France 2 avant d’animer des émissions sur LCI et i-Télé a créé la surprise en mars en remportant la cité des Papes, mettant fin à douze années de municipalité socialiste. L’homme de 54 ans qui s’est présenté sans étiquette mais avec le soutien de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) et Horizons a été élu avec 40 % des suffrages en mettant en avant trois priorités : « mobilité, sécurité et propreté ».

Alors que la ville de 90 000 habitants est considérée comme l’une des plus exposées en France au réchauffement climatique d’ici 2050 — Météo-France prévoit une hausse des températures de 2,6 °C dans le Vaucluse —, Olivier Galzi fait des choix totalement à rebours de l’urgence.

Tout en haut de sa liste, l’élu entend ainsi redonner la place belle à la voiture. Il a démantelé le « plan Faubourgs », mis en place par l’équipe municipale précédente en 2021 pour limiter le trafic dans les quartiers situés entre le centre historique d’Avignon et la rocade.

À quelques jours de la rentrée, fin août, le nouveau maire a donc rétabli le double sens de circulation sur plusieurs grands axes de la ville jusqu’alors en sens unique pour les véhicules, l’autre sens étant réservé aux bus et vélos. Une mesure de « bon sens », affirmait-il devant les caméras, face à un dispositif qui, « avec tous ses bouchons, a pourri la vie d’énormément de gens du quartier ». Coût pour la…

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Auteur: Jeanne Cassard