« Nous avons refusé 150 corps en un weekend. » Cette phrase du responsable du funérarium international de Paris-Orly (Val-de-Marne), Zouhaier Hertelli, illustre une réalité désormais bien connue : la canicule tue en masse.
Selon les données publiées par Santé publique France le 3 juillet, 8 973 décès ont été enregistrés pendant le pic de la canicule, du 22 au 28 juin. Cela représente 2 025 morts de plus que la semaine précédente, soit une hausse de 29,1 %.
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La hausse des décès concerne surtout les personnes de 45 ans et plus. Elle est particulièrement forte à domicile (+91 %, soit 605 décès), davantage que dans les Ehpad (+37 %, 402 décès) ou les établissements de santé (+19,7 %, 1 013 décès). Presque toutes les régions métropolitaines sont concernées, à l’exception de l’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Île-de-France (+62,8 %, 619 décès), dans les Pays de la Loire (+62 %) et en Normandie (+53 %).
Il est encore trop tôt pour connaître les causes précises de ces décès. La chaleur ne provoque pas seulement des coups de chaleur : elle augmente aussi les risques d’AVC, de maladies cardiovasculaires, de complications de la grossesse et d’aggravation des maladies chroniques. Elle peut également détériorer la santé mentale jusqu’à conduire au suicide. À cela s’ajoutent davantage de noyades, d’accidents liés au manque de sommeil et les effets des pics de pollution à l’ozone ou aux particules fines émises par les feux de forêt.
Le bilan définitif sera connu dans plusieurs mois
Ce nouveau bilan fait état d’environ 1 000 décès de plus que le précédent, publié par Santé publique France le 28 juin. « Ces chiffres vont [encore] évoluer, ce ne sont pas 100 % des certificats de décès », a prévenu la ministre…
Auteur: Émilie Massemin

