« On a perdu une bataille mais pas la guerre » : comment les antinucléaires poursuivent la lutte

Saint-Amand-sur-Ornain (Meuse), reportage

Des chapiteaux plantés dans une prairie, des conférences et des spectacles, un hélicoptère et des escadrons de gendarmerie. La quatrième édition du festival Les Bure’lesques a bien eu lieu les 16, 17 et 18 août, à Saint-Amand-sur-Ornain (Meuse). Créé pour informer la population sur l’industrie nucléaire, mais aussi galvaniser les troupes engagées localement dans la lutte contre Cigéo, le futur centre d’enfouissement de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), le festival biennal a accueilli 3 500 visiteurs sous un ciel capricieux. Dans ce petit coin de paradis, fait de cours d’eau et de forêts, de champs et de villages désertés, des habitants désormais rejoints par une jeunesse déterminée mènent une lutte aussi âpre que vivace.

Reporterre a voulu savoir quelle était l’humeur générale des antinucléaires à l’époque d’une relance pétaradante voulue et mise en œuvre par le président de la République. Quels ressorts pour tenir ? Corinne François, une des organisatrices, balaie la question d’un revers de grande cuillère en engloutissant sa moussaka végétarienne : « Ma génération est tombée dans la marmite nucléaire depuis toujours : ça fait trente ans qu’on lutte, et on continuera. Cette année, le festival aborde la question des expropriations, de la ressource en eau, des luttes locales ou de la répression. »

Même pour un événement comme les Bure’lesques, les opposants au projet sont sous haute surveillance : un hélicoptère, des drones et plusieurs escadrons de gendarmerie ont passé le week-end à surveiller les allées et venues sur l’immense prairie où sont installés chapiteaux et cantines, toilettes sèches et village associatif. Ici, les festivaliers sont encore marqués par la répression qui a fondu sur les activistes ayant occupé le bois Lejuc par trois fois entre 2016 et 2019, situé à l’aplomb des puits…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Laure Noualhat, Philippe Pernot

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com