107 kilomètres de long, 54 mètres de large, 6 écluses, 3 ponts-canaux : c’est le projet de méga canal Seine-Nord Europe contre lequel se battent de nombreuses associations. Selon elles, ce projet c’est aussi 3000 hectares artificialisés, 300 espèces protégées menacées, 35 millions de m³ d’eau accaparés et une bassine de 22 fois la taille de celle de Sainte-Soline.
À cette occasion, du 9 au 12 juillet, un village festif et militant s’est installé à Villers-au-Tertre, à la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais, réunissant tables rondes, ateliers et concerts autour de l’opposition au canal Seine-Nord Europe.
Dans la foulée, samedi 11, la mobilisation s’est prolongée par une manifestation partie d’Oisy-le-Verger, à l’appel de plusieurs organisations comme Les Soulèvements de la Terre, Extinction Rebellion, la Confédération paysanne et de nombreux autres collectifs.
Pourquoi cette ville ? Parce que c’est précisément ici que doit être construite l’une des écluses du canal, et que les premiers travaux y ont déjà commencé.
En marge du cortège, une action a visé un chemin d’accès à un second chantier, où barrières et piquets ont été démontés. La préfecture du Nord a fait état de tirs de mortiers et de jets de projectiles visant les gendarmes, à l’origine d’un feu de chaume, ainsi que de plusieurs interpellations.
Auteur: Le Média

