« On bloque tout » à Montpellier : la force du nombre, l’étau du centre-ville



Plus de 10 000 personnes ont manifesté à Montpellier le 10 septembre. (Photo de Mathieu Le Coz / Hans Lucas)

Les assemblées bondées annonçaient un mouvement puissant à Montpellier : plus de 10 000 manifestant·es ont déferlé dans les rues ce mercredi 10 septembre. L’accès à une autoroute, la faculté Paul-Valéry et des lycées ont été bloqués. Les grévistes sont au cœur de la lutte, et l’antifascisme est une évidence. Mais la contestation s’engouffre dans le piège répressif du centre-ville, et l’appel à « tout bloquer » reste à concrétiser

Dès l’aube, ce mercredi 10 septembre, de nombreuses personnes occupent divers points de blocage à Montpellier. 200 manifestant·es se sont réuni·es au rond-point de Près d’Arènes pour bloquer les voies vers l’autoroute. La police intervient vers 6 h 45 pour les déloger. Un journaliste est gazé à bout portant et la représentante de la Ligue des Droits de l’Homme, Sophie Mazas, se fait bousculer et intimider. Un barrage filtrant a aussi été installé au rond-point de l’hôtel du Département, là encore, évacué par la police, mais dans une atmosphère beaucoup plus calme.

Outre l’Université Paul-Valéry, habituée des blocages en périodes de mouvements sociaux, plusieurs lycées voient des poubelles s’entasser devant leur portail : Jean-Monnet, (que le proviseur a décidé de fermer), Clémenceau, Jules Guesdes… Marion, une lycéenne de Jules Guesdes, témoigne : « Je suis là parce que mes parents galèrent à payer le loyer et qu’on étudie dans des conditions…

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Auteur: Le Poing

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