« On cherche autant que possible à créer de la chaleur humaine »


Alors que le gouvernement veut légiférer à nouveau sur l’immigration, les associations continuent de se mobiliser pour les exilés. Paul Garrigues, coanimateur du groupe de travail sur les droits des étrangers de la Ligue des droits de l’homme et bénévole à l’association SOS Refoulement, nous raconte comment il tente d’accompagner et de défendre les demandeurs d’asile.


Agir en faveur des personnes exilées, c’est être confronté à des réalités bien loin des discours officiels déshumanisants. Tout d’abord, c’est faire avec une grande diversité d’origines, de situations, de motivations. C’est faire avec la souffrance humaine, des exemples de solidarité magnifiques et d’abus de faiblesse ; c’est faire des rencontres qui marquent pour la vie, et d’autres exaspérantes ; c’est le découragement quand on échoue, et la joie quand on a contribué à ce que quelqu’un échappe au pire.

Mais, aujourd’hui, c’est d’abord faire face à des politiques de rejet allant d’une législation fondée sur l’idée qu’il faut faire obstacle aux immigrations aux plus petits détails qui empoisonnent la vie des gens. La question des OQTF, qui fait la une de l’actualité, en est un exemple. Tout d’abord, il y a l’utilisation nauséabonde qui en est faite par Bruno Retailleau et la presse Bolloré.


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On sait que près de 90 % des viols et des féminicides sont commis par des proches des victimes, des monsieur-tout-le-monde si on peut dire, mais il suffit qu’un crime horrible soit commis par un étranger sous OQTF pour que le débat public ne porte plus sur le machisme et la culture du viol, mais sur l’immigration.

Aussi je voudrais,…

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