Après 5 jours de détention, les autorités toujours focalisées sur le refus de livrer une identité de certaines personnes. Flics et procureurs utilisent en vain la reconnaissance facile, sans doute de manière abusive.
Anonymes après 5 jours de détention : l’échec de la reconnaissance faciale.
Ce 18 mai aurait pu être le procès d’une action de blocage avec banderole et écureuil.les. Un grand classique de la désobeissance civile au dénouement bien connu : relaxe, faibles amendes ou autres petites peines. Mais ça a été tout autre chose.
L’appareil répressif d’Etat s’est totalement affranchi d’un droit fondamental : le droit au silence. Coincée face à des militant·es mutiques, la procureure piquée au vif a tout tenté, dès leurs gardes-à-vue, pour trouver leurs identités, au point de toucher au ridicule.
A grands renforts des récentes lois autoritaires et autres pratiques extra-légales, elle a fait faire des photos à l’insu des activistes & fait filmé les auditions, pour verser ces informations dans des logiciels de reconnaissance faciale alimentés par les GAFAM et les fiches des renseignements. Le résultat est édifiant : des noms et des âges complètement invraisemblables ont été attribués. Mais qu’à cela ne tienne : elle persiste.
Sous ces fausses identités assignées à tord, et donc volées à d’autres vraies personnes, la procureure a décidé de poursuivre en comparution immédiate en infligeant 3 jours de prison aux militant·es qui auront eu pour seule insolence de faire valoir leur droit au silence.
Nous voilà donc ce lundi au tant attendu jugement (pour une banderole) de 8 activistes, dont 4 qui refusent toujours de donner le moindre élément sur leur identité.
L’audience commence par une bafouille générale : la juge mélange ses papiers et la procureure n’a pas eu assez de 3 jours pour intégrer à la procédure 2 vraies identités qu’avaient finalement donné deux militant·es,…
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