Près de 5000 personnes ont marché dans les rues de Paris ce dimanche 3 décembre, à l’appel du collectif Uni.e.s contre l’immigration jetable (UCIJ), 40 ans après l’arrivé de la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983. Plus qu’un hommage, cette manifestation avait pour but d’inscrire le mouvement contre la prochaine loi immigration dans la continuité du combat initié par les marcheurs il y a 40 ans. Reportage photo dans une manifestation combative, mais profondément marquée par les régressions de ces 40 dernières années : un racisme toujours plus décomplexé et une extrême droite violente omniprésente, dans la rue, dans les médias et à l’Assemblée nationale.
Dans le cortège, l’heure n’est pas à la fête. Face à une loi immigration aux forts relents xénophobe qui sera débattue à l’Assemblée nationale à partir du 11 décembre et au racisme décomplexé qui inonde les institutions et les médias, pas question de souffler sur les 40 bougies de la marche de 1983. Il est plutôt question d’allumer le feu d’une riposte populaire. En tête de cortège, les anciens marcheurs et marcheuses ne cachent pas leur inquiétude en faisant le constat amer de l’échec de la lutte antiraciste initiée après 1983, incapable d’avoir pu empêcher les idées extrême droite et le racisme de s’installer durablement dans le paysage politique, médiatique et dans la rue.
Plusieurs centaines d’organisations politiques, syndicales et collectives ont signé l’appel de l’UCIJ, avec la volonté de bâtir un cadre unitaire aussi large que possible. Dans le cortège, derrière les marcheurs de 1983 et les collectifs de sans-papiers, on pouvait apercevoir la quasi-totalité des forces politiques de gauche, avec leurs nuances de positions politiques sur les questions migratoires ou sur le racisme. Yannick Jadot était de la marche, lui qui signait une tribune dans Libération avec une trentaine de députés, de…
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Auteur: Simon Mauvieux

