Alors que l’enquête sur le décès du militant identitaire, Quentin Deranque, à Lyon, se poursuit, l’événement continue de prendre une tournure politique. Le gouvernement, la droite et l’extrême droite ont vite attaqué La France Insoumise, pointant les liens de la formation de Jean-Luc Mélenchon avec La Jeune Garde, mouvement antifasciste cofondé par Raphaël Arnault, élu député LFI en 2024. Son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, fait partie des suspects arrêtés mardi et soupçonnés d’avoir participé, en marge d’une conférence de la députée LFI Rima Hassan, aux violences qui ont entraîné la mort de Quentin Deranque. Jacques-Elie Favrot, par la voix de son avocat, « dément formellement être responsable » de la mort du militant d’extrême droite. Raphaël Arnault a lui mis fin au contrat de son collaborateur, appelant par ailleurs à faire « toute la lumière sur ce drame ». Selon Le Parisien, un second assistant parlementaire du député LFI a été identifié parmi les suspects.
Lundi, lors d’une conférence de presse, le procureur de Lyon, restait encore prudent et ne faisait pas de lien avec LFI, ni même l’extrême gauche, à la différence du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui dès lundi matin, accusait « l’ultragauche », pensant à « La Jeune Garde » et pointant « les liens extrêmement forts entre La France Insoumise et la Jeune Garde ».
« LFI ne peut conserver la moindre…
Auteur: François Vignal

