Après avoir réduit la bande de Gaza à un champ de ruines et alors que la famine est en train de transformer des milliers d’enfants en vieillards qui n’ont plus la force ni de marcher ni de pleurer, l’armée israélienne est passée à une nouvelle phase de la guerre.
Ces derniers jours, d’intenses bombardements ont repris. Maisons, écoles, places de marché, campements de réfugiés ont été indifféremment ciblés et pilonnés, faisant plus de 460 victimes. Et ce dimanche, l’armée israélienne a lancé ses chars et ses bulldozers à la conquête terrestre du territoire palestinien.
Les opérations guerrières sont donc en train de s’intensifier. Le blocus et la famine sont utilisés comme armes de guerre. Et c’est dans ce moment tragique que l’on ose nous dire que des négociations sont en cours !
Oui, parallèlement au massacre, des pourparlers pour une trêve et peut-être même pour mettre la fin à la guerre seraient en cours. Eh bien, on voit que les négociateurs à Dubaï ou au Qatar ne se pressent pas ! Ils ne sont pas sous les bombes. Les Gazaouis, eux, n’ont pas leur mot à dire, et ils ne peuvent négocier ni avec les bombes, ni avec la faim.
Si Netanyahou et le Hamas finissent par signer une trêve et s’engagent dans un processus de fin de guerre, cela ne sonnera pas la fin du calvaire pour les Palestiniens.
En lançant l’invasion terrestre, l’objectif de Netanyahou est de réoccuper et de reprendre le contrôle total de la bande de Gaza. Et ce n’est certainement pas pour permettre aux Palestiniens d’y vivre paisiblement !
Le projet de Netanyahou et de l’extrême droite avec laquelle il gouverne est de chasser les Palestiniens de la bande de Gaza. Peut-être ne savent-ils pas encore comment y parvenir exactement et notamment comment le faire accepter par leurs alliés, en particulier les États-Unis, mais leur but est bien celui-ci.
Dès son origine, la construction de l’État d’Israël a été une entreprise…
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