Madrid (Espagne), correspondance
Depuis le 28 novembre, au moins neuf cas de peste porcine africaine (PPA) ont été confirmés sur des sangliers retrouvés morts dans le parc de Collserola, près de Barcelone. L’accès au plus grand parc naturel de la région a depuis été fermé et une course contre la montre s’est engagée pour limiter la propagation de la PPA.
Plus d’une centaine de membres de l’Unité militaire d’urgence espagnole (UME) ont été déployés sur place, en appui aux quelque 300 agents catalans déjà sur le terrain. L’Union européenne a aussi envoyé une équipe de vétérinaires spécialisés en renfort, alors qu’un périmètre de sécurité de 20 kilomètres a été mis en place autour de la zone.
« Les prochains jours seront cruciaux », explique José Ángel Barasona, coordinateur au Centre de surveillance sanitaire vétérinaire (Visavet) de l’Université Complutense de Madrid. « On va voir si l’on est capable de contenir ce foyer ou si malheureusement le virus s’est propagé au-delà de cette zone. Si c’est le cas, le problème sera alors beaucoup plus grave et sérieux. »
Hautement contagieuse
Pour l’heure, tous les cas confirmés et sous enquête proviennent du parc de Collserola. Des analyses ont aussi été menées dans 39 exploitations porcines des alentours, et se sont révélées négatives. Inoffensive pour les humains, la PPA est toutefois hautement contagieuse chez les porcs et sangliers où l’on peut observer un taux de mortalité jusqu’à 100 %. Aucun vaccin n’existe à ce jour.
Même si l’Espagne n’avait pas enregistré de cas de PPA depuis plus de trente ans, José Ángel Barasona pense que ce n’était qu’une question de temps avant de la voir réapparaître en Espagne. « Ce n’est pas une grande surprise, dans la mesure où l’on a déjà vu des cas similaires apparaître en Belgique, en Suède ou encore à Rome. La question était juste de savoir quand…
Auteur: Romain Chauvet

