Tenir « quoiqu’il arrive » l’engagement d’un retour du déficit à 5,4 % du PIB cette année. C’est le crédo du ministère des Comptes publics pour le suivi du budget 2025. Plusieurs ministres réunissaient ce 26 juin, pour la deuxième fois depuis sa création au printemps, le comité d’alerte des finances publiques. Cette instance, qui réunit des parlementaires, les représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale et de l’Etat, et les partenaires sociaux, a été imaginée par le gouvernement comme un lieu de partage de l’information. Il s’agit aussi bien de fait part des aléas susceptibles de dégrader la trajectoire budgétaire, que des mesures de corrections pour y remédier.
Les imprévus sont bien là. Le contexte économique international, perturbé par les tensions commerciales d’abord puis géopolitiques ensuite, est plus incertain que jamais, ce qui doit inciter à la prudence. Les recettes sont pour le moment « globalement conformes aux prévisions » du budget, mais Bercy a constaté que des « tensions » apparaissaient sur le front des dépenses : leur taux d’exécution est « légèrement supérieur » à la prévision de la loi de finances initiale. Des dépassements pourraient se produire dans « certaines ministères ».
La répartition du nouveau gel de trois milliards d’euros n’est pas encore connue
Pour garantir la trajectoire budgétaire, le gouvernement a annoncé un effort supplémentaire dans les…
Auteur: Guillaume Jacquot

