Les mines ont changé chez LR. Dimanche soir, dans la QG de campagne parisien de Rachida Dati, l’ambiance avait vite été douchée par les premières estimations la plaçant à plus de 10 points de son principal rival, Emmanuel Grégoire. L’écart est conséquent en vue du second tour (38 % contre 25 %), mais les événements d’entre-deux tour laissent espérer une remontée à droite.
« J’ai l’impression que les planètes s’alignent », sourit Agnès Evren devant la caméra de Public Sénat ce mercredi 18 mars. La sénatrice LR de Paris et vice-présidente du parti se réjouit de la fusion des listes avec le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel, un proche d’Édouard Philippe. « C’est une chance historique de faire basculer cette ville pour la première fois depuis vingt-cinq ans », date de la prise socialiste de la capitale, estime-t-elle.
« Une forme d’inimitié entre Rachida [Dati] et Pierre-Yves Bournazel »
Une fusion qui n’avait rien d’une évidence. « Ce n’est pas naturel parce qu’il y a des mots un peu durs qui se sont exprimés entre l’un et l’autre des candidats. […] Ça a aussi été difficile car, il faut bien l’avouer, il y a une forme d’inimitié entre Rachida et Pierre-Yves Bournazel », confie Agnès Evren. De sorte que les tractations ont traîné en longueur dans la nuit de dimanche à lundi. « Il a fallu convaincre Pierre-Yves Bournazel », poursuit la patronne de la fédération LR de Paris.
Celui-ci,…
Auteur: Christian Mouly

