« On travaille à l’arrache » : la grogne monte au Sénat à l’approche de la session extraordinaire

Faire campagne ou légiférer ? Cet été, pour la moitié des sénateurs, dont le mandat est renouvelable en 2026, il faudra choisir. Le président du Sénat, Gérard Larcher a lui tranché ce jeudi sur TF1 et à exprimer son souhait de voir la session parlementaire extraordinaire se terminer le 14 juillet.

« Une campagne sénatoriale, c’est la rencontre avec les élus. Nous venons d’avoir des élections municipales. Les conseils municipaux, c’est 95 % de notre corps électoral. Dans l’Aisne, vous avez 797 communes à rencontrer. En Gironde, vous avez 548 communes. Cela nécessite du temps », a-t-il plaidé. Le sénateur des Yvelines a aussi estimé « qu’on légifère très mal en général, après le 14 juillet ». « Les ennuis commencent après le 14 juillet pour tous les gouvernements quels qu’ils soient », a-t-il appuyé. On se souvient que l’affaire Benalla a en effet été révélée le 18 juillet 2018.

« Si on va jusqu’au 20 juillet, ce n’est pas dramatique »

« C’est une position constante chez Gérard Larcher. Ce n’est pas de l’opportunisme. C’est déjà compliqué de faire venir les sénateurs après le 14 juillet et cette année en plus, vous avez les sénatoriales. Même si, vous n’avez qu’à regarder l’hémicycle, les sénateurs renouvelables sont déjà moins présents. A titre personnel, je pense que si on va jusqu’au 20 juillet, ce n’est pas dramatique », réagit le patron des sénateurs…

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Auteur: Simon Barbarit

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