« Pour la première fois, un texte condamne les nouvelles formes d’exploitation en ligne ». Pour Marie Mercier, sénatrice LR de Saône-et-Loire et auteure de la proposition de loi visant à « lutter contre l’exploitation sexuelle en ligne », il y a urgence à agir. Après des débats parfois tendus, le Sénat a adopté ce mardi à une large majorité, et avec l’appui du gouvernement, son texte, par 258 voix (LR, UC, Les Indépendants, RDPI, RDSE, écologiste) contre 65, celles du groupe PS. Le groupe communiste s’est abstenu. « Ce texte marquera une étape importante », salue la rapporteure, la sénatrice LR des Pyrénées-Orientales, Lauriane Josende.
L’ambition affichée par Marie Mercier est de lutter contre « des proxénètes 2.0 » qui, sous le nom plus respectable d’« agent » ou de « manager », jouent un tout autre rôle. On parle ici des sites de services sexuels en ligne personnalisés, comme « les plateformes OnlyFans ou Mym ». Sur le papier, les jeunes femmes concernées, âgées en général entre 22 et 28 ans, souvent étudiantes, cherchent à « arrondir leurs fins de mois » par des prestations en ligne. Les managers « promettent à leurs modèles une indépendance financière », « une pratique sans risque dans sa chambre, derrière un écran », explique Marie Mercier (voir la vidéo ci-dessus). L’envers du décor est plus sordide, entre « mineurs », « consentement parfois obtenu par harcèlement » et « des images ou…
Auteur: François Vignal

