OnlyFans est devenu une plate forme tentaculaire régnant en maître sur tous les sites de cul du monde. Huit milliards de chiffre d’affaires, 300 millions d’utilisateurs : en dix ans, le site créé à Londres par un certain Thimoty Stokely avec les 10 000 livres prêtés par son père banquier est en passe de changer la vie et les mœurs de ses utilisateurs. Pour la plupart, des hommes hétéros dont le profil médian – 38 ans- est décrit ainsi : « Le plus jeune a 25 ans, le plus âgé 51 ans. Le stéréotype du jeune geek isolé ne correspond donc pas à la réalité observée. Les abonnés les plus réguliers ont entre 35 et 50 ans, avec des revenus stables, et vivent souvent des situations de rupture conjugale ou de couple insatisfaisant. Marc V., 42 ans, divorcé, cadre dans une entreprise de logistique en région parisienne. « À mon âge, les opportunités de rencontre sont limitées. Les applis de dating, c’est la jungle. Les bars, c’est pour les jeunes. OnlyFans me permet d’avoir des interactions avec des femmes attirantes sans le stress de la drague. C’est triste mais c’est ma réalité ». Pierre Brasseur, sociologue auteur de « OnlyFans, le capitalisme du désir » (textuel) est l’invité de Denis Robert pour cet épisode de rentrée de Zoom Arrière. Denis Robert a également invité sur son plateau deux télétravailleuses du sexe : Madeleine Rousset et Juju la bretonne qui produisent aussi des contenus très politiques sur les réseaux sociaux. Toutes deux usent de pseudo pour éviter le harcèlement. Elles conversent ici avec le sociologue pour nous aider à pénétrer cet univers encore méconnu qui, malgré ou à cause des IA belliqueuses et performantes, gagnent encore des territoires. Et aiguisent les appétits de prédateurs financiers et le regard du fisc. On est ici au-delà du porno et de l’érotisme. On est dans la reproduction, cinquante ans après, du Minitel et des 3615 Ursula qui ont fait…
Auteur: Blast
