C’est un budget de rigueur, mais aussi un avertissement. Mardi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a présenté devant la Cinquième Commission de l’Assemblée générale, chargée des questions budgétaires, un projet de dépenses de 3,302 milliards de dollars pour 2027, soit une baisse de 40,8 millions de dollars (1,2 %) par rapport à l’exercice 2026 – qui était lui-même en baisse de plus de 7 % en comparaison à l’année précédente. Ce budget, qui finance principalement le Secrétariat et certaines missions des Nations Unies, ne comprend pas les enveloppes propres aux agence onusiennes spécialisées, telles que l’UNICEF, l’UNESCO ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ni celles assorties aux opérations de maintien de la paix et aux opérations humanitaires.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (archive).
Pour le diplomate d’origine portugaise, dont le mandat s’achève à la fin de l’année, cette dernière présentation budgétaire intervient dans un contexte particulièrement difficile. Alors que les conflits se multiplient, que les besoins humanitaires explosent et que les objectifs de développement durable s’éloignent, l’ONU doit poursuivre ses missions avec des moyens toujours plus contraints.
La contradiction traverse l’ensemble du discours. D’un côté, une organisation sommée de gagner en efficacité et de réduire ses dépenses. De l’autre, des États qui continuent de lui confier de nouvelles responsabilités sans toujours lui garantir les ressources nécessaires.
« L’efficacité ne peut, à elle seule, compenser l’instabilité des fondements financiers de l’organisation », a prévenu M. Guterres. Une manière de rappeler que les réformes administratives, aussi ambitieuses soient-elles, ne sauraient résoudre les difficultés…
Auteur: Nations Unies FR
