La préfecture a informé la presse d’une « opération conjointe de sécurisation » menée par la police dans le quartier des Capucins ce lundi 27 avril. Il ne manque pas grand chose pour que ce gros coup de comm’ capote et tourne au ridicule… Comment s’organiser sans jouer aux sauveurs.euses ?
A priori, cette opération policière est surtout médiatique, car elle aura lieu en présence du prefet de la Gironde, Etienne Guyot, du procureur de la République au tribunal judiciaire, Renaud Gaudeul, et du nouveau maire de Bordeaux, Thomas Cazenave. Ils ont décidé de venir parader dans leur nouveau terrain de jeu : les Capucins, et par extension St Michel. Ils ont annoncé un point presse à 17h à l’angle des Capucins et de la rue Elie Gintrac. Il y aura quand même surement de nombreux contrôles d’identités, et des interpellations.
Pourquoi cette obsession pour ce quartier, qui fait partie des derniers espaces respirable du centre ville de Bordeaux, pas encore trop envahis de doudounes sans manches et de chemisiers blancs ?
Enjeux central de la campagne électorale de Cazenave et de Dessertine, il semble avoir été choisi pour être le catalyseur des peurs sans cesse attisées dans l’electorat de droite bordelais en quête de contrôle. C’est aussi la cible prioritaire des promoteurs immobiliers et commerçants assoifés de gentrification. Maintenant que la flèche a été entièrement rénovée, pourquoi se priver d’un si beau quartier historique ? La présence de personnes non-blanches dans les rues Gintrac et Menuts semble être la raison principale d’un tel acharnement. Sous prétexte de viser le trafic de drogue, c’est bien toute une population, présente historiquement dans le quartier, qui est visée. C’est aussi un quartier marqué à gauche, où circulent les trouble-fête les plus notoires de la ville. C’est là que la mairie a annoncé vouloir installer un nouvel Hôtel de police…
Ce ciblage est fondé sur un…
Auteur:

