Mise à jour du 22 juillet 2026 à 12 h 30 — Selon l’Agence France-Presse, le 22 juillet à midi, Monique Barbut a « accepté de poursuivre sa mission à la demande » du président Emmanuel Macron, qui « n’a pas accepté » la démission de sa ministre de la Transition écologique et l’a « assurée de son soutien ». Elle reste donc ministre, moins de vingt-quatre heures après avoir annoncé son départ.
Monique Barbut avait confirmé dans un post LinkedIn, mercredi 22 juillet au matin, son intention de présenter sa démission au président de la République avant le Conseil des ministres prévu le jour même. « Si ma décision est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, cela dépendra de ce qui est dit, et comment c’est dit », a-t-elle précisé auprès de plusieurs médias.
Elle n’avait pas caché, ces dernières semaines, son intention de jeter l’éponge si le Parlement devait voter, comme il l’a fait de manière définitive hier soir au Sénat et lundi à l’Assemblée nationale, la réintroduction de deux pesticides interdits en France dans le cadre de la loi d’urgence agricole. Cela a été « le recul environnemental de trop », écrit-elle sur LinkedIn, quelques heures avant de se raviser.
Les neuf mois dans le costume de ministre ne semblent avoir été qu’un long cauchemar pour cette économiste de formation issue de la société civile, ce qui n’était plus arrivé à ce ministère depuis la nomination de Nicolas Hulot en 2017. Sa parodie de démission, mercredi, alors que 58 départements sont en situation de « crise » de sécheresse, est un symbole de plus au palmarès anti-écologique de la présidence Macron.
« La politique n’est pas mon monde »
Monique Barbut a été nommée au ministère de la Transition écologique en octobre 2025, alors que…
Auteur: Erwan Manac’h, Léa Guedj

