La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale envisage d’inscrire définitivement la proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb (LR) à l’ordre du jour de l’Assemblée.
Cette dernière pourrait être discutée en séance publique du 26 au 28 mai avec un passage auparavant en commission du développement durable (à partir du 6 mai), compétente au fond sur les articles 5 et 6, et des affaires économiques (à partir du 13 mai), compétente sur le reste du texte.
Une proposition de loi rétrograde…
La proposition de loi prévoit de revenir sur l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes, dits « tueurs d’abeilles », à plusieurs conditions.
Elle envisage également les travaux de l’Anses soient priorisés sur la base d’une liste d’usages prioritaires qui ne prend en compte dans sa définition que l’impact sur le potentiel de production et l’absence d’alternatives. Ainsi les substances dangereuses pour la santé et l’environnement seront reléguées au second plan et examinées ultérieurement.
De plus, elle renforce la position des industriels dans le processus d’autorisation de mise sur le marché des produits pesticides en leur permettant de produire des observations écrites préalablement à une décision de rejet, alors que les décisions d’autorisation des pesticides en Europe prennent déjà très peu en considération la littérature académique.
.. qui envisage de sacrifier notre santé et celle des écosystèmes
Pour rappel, les néonicotinoïdes (NNI) sont une famille d’ insecticides ayant un mode d’action similaire: ils agissent sur le système nerveux central des insectes, en se liant sur les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, provoquant la paralysie et la mort.
Les NNI ont fait l’objet d’une interdiction successive au niveau européen au fur et à mesure du développement des connaissances scientifiques, en raison notamment de leur impact sur les abeilles….
Auteur: yoanncoulmont

