OQTF : « Ma plus grande peur, c’était de savoir si j’allais sortir de ce commissariat »

Pouvez-vous me raconter votre parcours depuis votre arrivée en France ?

Je suis arrivée en France à la fin de l’année 2019, en tant qu’étudiante. J’ai étudié la géographie jusqu’à la licence, puis je me suis réorientée vers la finance. Entre-temps pendant deux ans, la préfecture ne m’a délivré que des attestations de prolongation de séjour, je n’arrivais pas à trouver de travail, j’étais en situation précaire et c’était très difficile. À un moment donné, j’en ai eu assez. J’ai ensuite arrêté mes études, notamment parce que je traversais, en parallèle, des difficultés personnelles et que je n’allais vraiment pas bien. C’est dans le cadre d’un service civique qu’on m’a orientée vers une association, alors que j’étais sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). 

Cette situation me fatiguait tellement, mentalement et émotionnellement, que je n’arrivais plus à expliquer ma situation. J’étais devenue anxieuse devant un avocat, je n’arrivais plus à parler pour régler correctement la situation. J’avais besoin d’un accompagnement psychologique et on m’a dirigé vers l’association Femmes entraide et autonomie. Et cette dernière m’a beaucoup aidé à aller mieux mais aussi à connaître les démarches administratives que je pouvais entreprendre.

Le 2 octobre 2026, vous

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Auteur: Kamélia Ouaïssa