La France a commis d’innombrables crimes contre l’humanité lors de la conquête coloniale de l’Algérie, puis pour s’y maintenir durant 132 ans. Il est plus qu’urgent de démolir la mythologie impériale-républicaine dans laquelle communie une large partie des champs politique et médiatique. C’est ce que propose Olivier Le Cour Grandmaison dans son dernier livre, paru aux éditions Les Liens qui libèrent, Oradour coloniaux français, dont nous publions ici la conclusion.
Conclusion
« Nulle part l’intérêt de la science n’est à la longue davantage nié que là où l’on se refuse à voir les faits désagréables et la réalité de la vie dans sa dureté » (Max Weber, 1951).
« Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer les conséquences » (Sven Lindqvist, 1998).
Des extrêmes droites aux républicains, affectés d’un fort strabisme divergeant vers le Rassemblement national, ils sont toujours plus nombreux à pérorer sur les splendeurs passées de l’empire colonial. En dépit de certaines différences, tous vénèrent le roman impérial-républicain que, par ignorance ou aveuglement partisan, ils confondent avec l’histoire. Pour découvrir les origines et les conséquences désastreuses de ces involutions politiques, culturelles et universitaires parfois, nul besoin de se rendre aux États-Unis présidés par Donald Trump. Les régressions apologétiques et liberticides, et les productions doxiques et médiatiques qu’elles favorisent, sont tricolores et antérieures. Elles prospèrent suite au vote de la loi du 23 février 2005 relative à « l’œuvre » accomplie par la France dans ses colonies.
Depuis, mythologues et scribes divers ont remporté de nombreuses victoires….
Auteur: redaction

