L’Agence régionale de santé d’Île-de-France a dissous lundi 13 avril le conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris, suite notamment aux « constats alarmants » d’une mission d’inspection sur sa gestion et sa capacité à assurer ses missions, a-t-elle annoncé dans un communiqué lundi.
La décision a été prise sur proposition de l’Ordre national des médecins, a précisé l’ARS. « Une délégation de quatre médecins nommée ce jour par le directeur général de l’ARS assurera la transition jusqu’à l’élection d’un nouveau conseil départemental, supervisée par » l’Ordre national, a précisé l’ARS dans son communiqué.
Les décisions de l’Ordre national et de l’ARS (bras armé de l’État en santé dans les régions) font suite notamment à un rapport cinglant de l’Inspection générale des Finances. Ce rapport avait mis en évidence des « irrégularités en matière de gestion financière et des ressources humaines » dans l’Ordre parisien, ainsi que des « insuffisances durables » dans l’exercice des missions disciplinaires que lui confie l’État, a rappelé l’ARS dans son communiqué. L’IGF a saisi le procureur de la République sur ces faits, rappelle-t-elle également.
Refonder la confiance dans l’institution
La ministre de la santé Stéphanie Rist a salué « la mobilisation » de l’Ordre national des médecins et de l’ARS. « Cette décision doit permettre de refonder durablement la confiance dans l’institution », a-t-elle indiqué, citée par le communiqué de l’ARS. La synthèse provisoire du rapport de l’IGF, publiée début mars par le Canard enchaîné, pointait par exemple l’indemnité de 14 000 € « perçue de manière irrégulière » par une conseillère ordinale suppléante, ou bien 3 800 € de notes de taxis remboursées en 2024 à un conseiller ordinal sans justificatifs.
Des « achats de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

