Ce lundi 2 novembre, le collectif Un Toit Un Avenir a posé un drap, 21 oreillers et des peluches sur la place Jean-Jaurès. Le lendemain du début de la trêve hivernale, il voulait rappeler que des enfants scolarisés à Montpellier dorment toujours dehors. (DR)
Ce lundi 2 novembre, le collectif Un Toit Un Avenir a posé un drap, 21 oreillers et des peluches sur la place Jean-Jaurès. Le lendemain du début de la trêve hivernale, il voulait rappeler que des enfants scolarisés à Montpellier dorment toujours dehors. Faute de réponse des pouvoirs publics, des parents d’élèves ont réuni 11 000 euros depuis septembre pour payer des nuits d’hôtel
Un drap posé sur les pavés, 21 oreillers alignés, des peluches. Ce lundi 2 novembre en fin de journée, place Jean-Jaurès, une soixantaine de personnes se sont rassemblées à l’appel du collectif Un Toit Un Avenir. Chaque oreiller représente l’un des 21 enfants à la rue dont le collectif a connaissance. Un Toit Un Avenir réunit la FCPE, la LDH, la Cimade, RESF, le DAL et l’association de parents d’élèves Une École Un Avenir. Le rassemblement était aussi soutenu par RUSF, Sud éducation 34 et le MRAP.
« 21 enfants à la rue nous ont été signalés depuis le début de l’année scolaire », explique Murielle Kosman, co-porte-parole d’Une École Un Avenir. Ce chiffre ne concerne que les familles suivies par le réseau. Le collectif estime à une centaine le nombre d’enfants qui dorment dehors à Montpellier, dans des voitures, des halls d’immeuble ou des parcs.
Un an après le parvis de la mairie
« Il y a un an tout pile, des familles expulsées d’un squat dormaient devant la mairie pour demander des solutions d’urgence », rappelle la porte-parole. Le 27 octobre 2025, huit familles, soit une trentaine de personnes dont quinze enfants, avaient été expulsées d’une ancienne entreprise désaffectée du nord de Montpellier….
Auteur: Elian Barascud
