Oui, étant cynique, je répète, je pourrais être d’accord, mais où sont les milliers, de milliers et de milliers de dollars qui ont été spoliés dans ces pays et d’autres au cours des 30 dernières années, pour ne pas remonter plus loin ?
La question est valable pour une raison simple et concrète : la pauvreté dans les principaux pays de l’OTAN, à commencer par les États-Unis, ne cesse d’augmenter. Plus ils envahissent et tuent, sous prétexte d’apporter la démocratie et les droits humains, plus il y a de gens qui dorment et meurent dans leurs rues froides. Des décès qui ne sont mentionnés que dans les statistiques annuelles de certaines organisations et brièvement repris par les grands médias : elles ne se vendent pas mais ils dérangent.
Pour écrire sur la pauvreté aux États-Unis, il faut du temps et de l’espace, car il y a beaucoup de matériel : 340 millions d’habitants, dont près de 40 millions vivent dans la pauvreté, soit environ 12% de la population. Sans compter les « conditions critiques », ou misère absolue, de plusieurs millions d’autres dont on ignore le nombre exact, mais qui vivent dans la rue, dans le métro, où ils peuvent, ou bien où on les laisse. Malgré le fait d’être le principal voleur de richesses au monde, la pauvreté et la misère dans la première économie mondiale sont très élevées comparées aux autres pays riches. Cela s’explique principalement parce que les États-Unis ont une plus grande inégalité économique et sociale, avec un filet de sécurité sociale bien moindre que d’autres nations développées.
Cette fois-ci, je veux aborder la pauvreté qui galope sans frein dans de nombreux pays européens, une pauvreté qui semblait sous contrôle jusqu’à ce qu’il y a quelques jours on apprenne que la France, membre important de l’OTAN et l’une des principales économies mondiales, est au bord de la faillite selon son propre Premier ministre.
Cela m’a surpris…
Auteur: Hernando CALVO OSPINA

