En décembre 2023, nous nous demandions si l’entente de soutien sans participation entre les partis libéral et néodémocrate survivrait encore une année. Ce ne fut pas le cas.
Après des mois de critiques rageuses, le Parti conservateur du Canada et son chef, Pierre Poilievre, ont exhorté récemment le NPD à déchirer l’entente.
Une semaine plus tard, c’était chose faite. Cette décision du chef du NPD, Jagmeet Singh, met fin à une période inhabituelle de collaboration, où les deux partis minoritaires ont su faire avancer un programme politique commun.
Celui-ci donnait la priorité aux soins dentaires, à l’assurance médicaments, aux garderies nationales, aux congés de maladie rémunérés et à la législation anti-briseurs de grève. La dernière annonce de Jagmeet Singh suggère que ces mesures demeurent des priorités du programme néodémocrate, pour qui prime les soins de santé, le logement et la crise du coût de la vie.
La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Les priorités politiques communes demeurent
Cette séparation marque le retour aux manœuvres traditionnelles d’un parlement minoritaire.
Ce qui ne signifie pas pour autant la fin immédiate d’un gouvernement libéral. Il demeure possible pour un gouvernement minoritaire de survivre aux votes de confiance. Pour faire avancer leur menu législatif et faire adopter leurs projets de loi, il leur suffit de bâtir des coalitions ad hoc avec l’un ou l’autre parti d’opposition.
Les libéraux et les néodémocrates partagent un certain nombre de valeurs. Ils pourront donc, dans les mois à venir, s’accorder en matière de politique sociale, notamment, et coopérer pour faire avancer leurs priorités. En cas de désaccord, les libéraux ont également l’option de remporter le vote avec le…
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Auteur: Louis Massé, PhD Student, Political Science, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

