Où périt (aussi) la décence

Il y a (presque) un an, on rappelait ici, quelques heures après l’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, que, pour le dictionnaire, le terrorisme est d’abord l’« ensemble des actes de violence qu’une organisation politique exécute dans le but de créer un climat d’insécurité », et que cette définition correspondait assez bien à cet assaut lancé par le Hamas contre Israël. On relevait, itou, que ce même dictionnaire propose également, pour le même mot, cette autre définition : l’« emploi systématique par un pouvoir ou par un gouvernement de mesures d’exception et/ou de la violence pour atteindre un but politique ».


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Depuis lors, et sans exagérer, pas un jour ou presque ne s’est écoulé sans que l’on apprenne au réveil, en parcourant l’actualité, que l’armée israélienne avait perpétré de nouvelles tueries. De nouveaux carnages.

En les massacrant par centaines, les Israéliens feraient aux Libanais·es, comme aux Palestinien·nes, l’admirable cadeau de la liberté.

Car depuis lors – depuis presque un an, donc -, fort de l’impunité (véritable permis de tuer) que lui consentent ses alliés et complices du monde « occidental » (1), Israël, en guise de représailles, poursuit à Gaza ce que l’historien Enzo Traverso appelle si justement, dans son magnifique dernier livre (2), une « guerre génocidaire » qui a déjà fait plus de 40 000 morts, et tue par centaines les Palestinien·nes de Cisjordanie – mais aussi, désormais, et par centaines aussi, et en justifiant là encore cette campagne de pure terreur par la nécessité d’en finir avec le terrorisme, des Libanais·es

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Auteur: Sébastien Fontenelle

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