Les nuits d’émeutes qui ont succédé au meurtre d’un jeune homme de dix-sept ans par un policier dans l’exercice de ses fonctions ont mis en évidence l’antagonisme idéologique dit de « droite » et de « gauche » : à « droite », on justifie plus ou moins l’acte du policier, on s’indigne du comportement des émeutiers et on appelle à un retour à l’ordre musclé ; à « gauche », on célèbre plus ou moins la révolte d’une jeunesse immigrée, on dénonce le traitement policier qu’elle subit au quotidien et on appelle à la solidarité avec les « banlieues ».
Autrement dit, à « droite », on préfère l’ordre à la justice, c’est-à-dire que ce qui vaut en dernière instance, c’est la mise au pas des forces asociales ; à « gauche », en revanche, on préfère le désordre à l’injustice, car ce qui vaut en dernière instance, c’est de combattre un ordre social injuste.
En regard de ce clivage idéologique structurant, la position gouvernementale, de Chirac à Hollande en passant par Macron, se veut apaisante et consensuelle, autant que faire se peut, d’où, d’un côté, une condamnation (précipitée au regard du devoir de réserve de l’exécutif) de l’acte « injustifiable » du policier et l’annonce de mesures à venir pour remédier au malaise des « banlieues », de l’autre, une condamnation des violences émeutières et la mise en branle d’un arsenal judiciaire répressif.
A « droite », on s’indigne aussitôt de la condamnation précipitée d’un policier qui s’efforce de contenir les forces asociales sévissant au quotidien dans les « banlieues » ; à « gauche », on s’indigne aussitôt de l’arsenal répressif qui, en réponse à la révolte, perpétue l’ordre injuste.
Ceci posé, reste à situer les « extrêmes ».
Pour ce qui est de situer « l’extrême droite », rien de plus simple : elle se signale par un recours au lexique de…
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Auteur: dev

