Le ministère de la santé ougandais a confirmé vendredi 15 mai une épidémie d’Ebola, affirmant qu’un homme en était mort après s’être rendu en République démocratique du Congo (RDC) voisine.
Une épidémie de ce virus avait été déclarée vendredi matin en RDC, dans la province de l’Ituri, située dans le nord-est du pays, à la frontière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Quelque 246 cas suspects, dont 65 décès, ont été signalés à ce stade.
Le ministère ougandais de la santé a confirmé de son côté dans un communiqué « une épidémie de maladie causée par le virus Ebola Bundibugyo », ajoutant qu’un homme de 59 ans était décédé de cette maladie à l’hôpital musulman Kibuli de la capitale, Kampala. L’homme, un ressortissant congolais, avait été hospitalisé lundi et est mort trois jours plus tard. Son corps a été rapatrié.
Un cas importé depuis la RDC
Les autorités ougandaises ont analysé un prélèvement effectué sur le défunt après le signalement par la RDC d’une épidémie d’Ebola. « Il s’agit d’un cas importé de RDC. Le pays n’a pas encore confirmé de cas local », a précisé le ministère, qui dit avoir déployé d’importants protocoles de dépistage et de surveillance.
Malgré de récents vaccins et traitements, le virus Ebola reste souvent mortel, avec des taux de létalité qui varient de 25 % à 90 %, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette fièvre hémorragique hautement contagieuse a fait 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie d’Ebola la plus meurtrière en RDC, survenue entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades.
Auteur: La Croix (avec AFP)

