Le « massacre du peuple ouïghour » : Ce que nous révèlent les dates
La chronologie permet souvent de mieux comprendre la nature d’événements reliés entre eux en élucidant leur relation de cause à effet.
Selon Defranoux, la campagne internationale contre un prétendu « ethnocide » au Xinjiang atteint Paris en 2009, cinq ans après la fondation du WUC/Congrès mondial ouïghour à Munich par les services étasuniens, quand « une cinquantaine de personnes alertent les passants avec le slogan ‘Stop au massacre du peuple ouïghour’, et arborent des tee-shirts qui supplient : ‘Aidez-nous, sauvez les Ouïghours’ ». (1)
L’« élimination du peuple ouïghour » aurait donc débuté au plus tard en 2009, et l’urgence de « sauver les Ouïghours » en train d’être « massacrés » aurait déjà été pressante à cette date-là ? Mais attention : 2009, c’est trois ans avant l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping (en 2012) ; c’est cinq ans avant que les autorités chinoises ne réagissent à l’attentat meurtrier de la gare de Kunming (où, le 1er mars 2014, huit terroristes ouïghours « poignardent à mort 31 personnes et en blessent 140 » (2) ; c’est sept ans avant l’entrée en vigueur de la « loi antiterroriste » chinoise de 2016 qui, selon Laurence Defranoux, « criminalise tous les aspects de la vie (…) au Xinjiang » (3). Et c’est huit ans avant que la « ‘réglementation sur la déradicalisation’ » adoptée en « mars 2017 » (4) n’entraîne, selon Laurence Defranoux, « l’internement massif en ‘centre de rééducation’ » d’un grand nombre de Ouïghours « sous prétexte de ‘déradicalisation’ » (5).
Sacrés Chinois ! Comment ils ont réussi à trouver encore, après 2017, assez de Ouïghours à interner « massivement » après les avoir massacrés systématiquement durant huit ans ?
Généralisations mensongères
Laurence Defranoux ne doit pas avoir la meilleure…
Auteur: Albert ETTINGER

