Ouin ouin le comico

Ce qui s’est passé dans notre quartier, place des Capucins, est véritablement acablant.

C’est terrible. Encore une fois, la jeunesse endiablée de ce grand pays qu’est la France a dépassé les bornes. Après celle de la mairie lors du mouvement contre les retraites, une nouvelle porte emblématique de Bordeaux a cédé. Cette fois-ci, il s’agit de celle de notre magnifique commissariat des Capucins. De vilaines poubelles et autres détritus ont permis cette infâme et regrettable destruction.

Alors, il faut le reconnaître, c’est avant tout beaucoup d’émotions. Pour les habitants du quartier, habitués à voir quotidiennement des équipages de police se préparer fièrement à faire des contrôles au faciès aux Capus ou à Saint-Michel afin de justifier leur politique du chiffre, c’est un sentiment de grand vide qui l’emporte.

Aussi, c’est le cœur lourd que nous pensons aux pauvres petits poumons de nos forces de sécurité qui ont dû tousser fort dans cette épaisse fumée noire, pendant qu’une multitude de badauds s’agrégeaient, le sourire aux lèvres — on ne sait pas pourquoi — autour de ce pathétique spectacle.

C’est de la nostalgie aussi. Chaque jour, les clients du Super U pouvaient admirer les immenses drapeaux français accrochés aux fenêtres des bureaux à l’étage, preuve de leur attachement nationaliste sincère, parfaitement en adéquation avec leurs actions xénophobes.

Après l’émotion, place à la raison. Il faut se poser les bonnes questions :

Comment se fait-il que notre jeunesse n’embrasse pas nos forces de l’ordre, pourtant réputées internationalement pour leur racisme et leur sexisme, caractéristiques actuellement si valorisées chez les puissants et les dirigeants ?

Comment se fait-il que les jeunes soient si rancuniers pour de simples fractures de la mâchoire, quelques yeux crevés et autres mains arrachées ?

Pourquoi en vouloir à ces braves fonctionnaires pour avoir arrêté et…

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