« Alors que les évaluations sont en cours, le suivi mobile indique que 40 % des ménages des communes les plus touchées ont désormais un faible score de consommation alimentaire, soit une augmentation de 20 % depuis la catastrophe », a indiqué dans son dernier rapport le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l’agence onusienne basée à Rome, la proportion de familles recourant à des stratégies d’adaptation négatives de haut niveau est également passée de 9 % à 16 %.
En outre, les pertes agricoles sont dévastatrices : jusqu’à 90 % de la production détruite dans certaines régions, aggravant la crise pour les communautés déjà touchées de manière aigüe par l’insécurité alimentaire.
1,25 million de personnes touchées dans 59 communes
Plus largement, l’ouragan a provoqué une grave crise humanitaire en Haïti, touchant environ 1,25 million de personnes dans 59 communes, dont 360 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë résidant dans les zones les plus gravement touchées.
Sur le terrain, les agences intensifient leurs réponses. Le gouvernement ayant déclaré l’état d’urgence pour une durée de trois mois, le PAM s’active par le biais d’une aide alimentaire, d’un service aérien renforcé et d’un soutien logistique.
Près de 13 000 personnes ont ainsi reçu une aide alimentaire d’urgence, combinant des fournitures pour les abris/cuisines communautaires et les premières distributions de rations en nature.
Des femmes en Haïti transportent de la nourriture distribuée par le PAM (Archives)
Les efforts d’aide
Le PAM intensifie les distributions de rations alimentaires en nature pour 15 jours aux ménages les plus touchés, avec l’objectif d’atteindre près de 200 000 personnes. L’agence prévoit le même objectif mensuel pour l’aide en espèces lorsque les marchés fonctionneront.
Hier mercredi, une équipe des agences humanitaires…
Auteur: Nations Unies FR

