Son come-back a fait grincer des dents. « Un gouvernement avec Valls, Retailleau, Darmanin et Borne… Personne à gauche ne peut soutenir ce gouvernement, lâchait le député Génération.s et porte-parole du groupe Écologiste et social, Benjamin Lucas, quelques jours après l’annonce du gouvernement de François Bayrou à la fin du mois de décembre dernier. En France, il y a une volonté de tourner la page du macronisme. La récidive en matière pénale est un facteur aggravant, c’est pareil en politique. Avec Bayrou, Borne, Valls… Le gouvernement voudrait être censuré qu’il ne s’y prendrait pas autrement. »
Pas de chance : le gouvernement n’est jamais tombé. Et cinq mois plus tard, Manuel Valls, choisi expressément par François Bayrou qui rêvait de « poids lourds » dans son gouvernement, est toujours dans l’exécutif, ministre d’État et numéro trois d’un gouvernement à l’assise parlementaire plus que fragile.
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« Personne n’attendait Manuel Valls à ce poste. Sa nomination nous a beaucoup surpris, mais pas dans le bon sens, estimait le président de la délégation des Outre-mer à l’Assemblée, Davy Rimane, à Politis en janvier. La première chose qu’il met en avant lorsqu’il prend la parole, c’est son statut d’ancien premier ministre et ministre d’État. Il veut faire comprendre que s’il est là, c’est en raison de son passé. Mais cette posture qui consiste à s’appuyer sur son parcours antérieur sans exposer de projet concret pour les Outre-mer interroge. Nous attendons des actes, pas des titres. » La nomination de cet ancien premier ministre se résume-t-elle à une affaire de symbole ?
Quelques semaines plus tard, le ministre s’installe. Et…
Auteur: Lucas Sarafian

