Le 7 octobre, le Hamas lançait une offensive depuis Gaza contre Israël, tuant des centaines de soldats et plus d’un millier de civils. Depuis, l’État israélien organise un siège total de la bande de Gaza et ses 2 millions d’habitant-es. Comme au Moyen-Age : pas d’eau, pas de nourriture, pas de courant, pas de soins. Une punition collective, une mise à mort à petit feu. Et sur cette enclave densément peuplée, un tapis de bombes frappe les habitations, les écoles, les hôpitaux. L’armée israélienne a déjà tué 3500 civils dont plus de 1000 enfants. Les dirigeants d’extrême droite en Israël justifient ce massacre, tiennent des propos ouvertement génocidaires et promettent que ce n’est «que le début» en attendant une offensive militaire terrestre.
Face à ce nettoyage ethnique qui se déroule sous nos yeux, les dirigeants occidentaux ont empêché non pas une mais deux résolutions de l’ONU dénonçant la guerre.
Un premier projet de résolution a été présenté par la Russie lundi 16 octobre, appelant à un cessez-le-feu humanitaire, à la libération des otages et à aider l’évacuation des civils. Il été rejeté par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour être adoptée, une résolution doit recueillir l’approbation d’au moins neuf des 15 membres du Conseil, et il ne doit pas y avoir de veto d’un des 5 membres permanents : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie ou la Chine. Un seul de ces cinq États peut bloquer n’importe quelle résolution.
Dans le cas du projet de résolution du 16 octobre, le texte a recueilli seulement cinq voix favorables et quatre voix défavorables, dont la France. Le reste des pays s’est abstenu. Notre gouvernement a donc voté pour continuer le massacre. Quelques heures plus tard, un hôpital et une école étaient visés par des tirs, la boucherie continuait.
Une deuxième résolution a été proposée par le Brésil mercredi 18 octobre. Le président Lula, plus…
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Auteur: B

