Palestine : exit, colonialisme et projets macabres

Cela fait maintenant dix mois que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2803, laquelle instaurait un « cessez-le-feu » à Gaza et approuvait la mise en place d’un Conseil de la paix dirigé par les États-Unis pour superviser la reconstruction et la gouvernance de Gaza. Alors que cet accord prévoyait un retrait échelonné d’Israël de Gaza et le désarmement du Hamas, Israël a rejeté ces conditions après que le Hamas les eut acceptées.

En conséquence, la « ligne jaune » – une démarcation fixée par le cessez-le-feu qui sépare les forces israéliennes des enclaves palestiniennes et coupe le territoire en deux – n’a cessé de progresser vers l’intérieur, étendant ainsi le contrôle israélien de Gaza à 70%. Tamer Nahed, journaliste basé à Gaza, rapporte qu’Israël a installé des grues de 30 mètres de haut équipées de caméras et de mitrailleuses qui tirent au hasard pour imposer la ligne de démarcation, « [transformant ainsi] la ville entière en un champ de tir à ciel ouvert ». Vivre à Gaza, c’est vivre avec « le sentiment constant d’être une cible exposée à tout moment, où même les enfants ne peuvent courir dans la rue sans crainte », écrit-il. « Il n’y a nulle part où se cacher, et pas un seul instant de sécurité. »

Dans le même temps, le Conseil de la Paix s’est empressé de déclarer la fin de la guerre. S’exprimant lors de la Conférence de Munich sur la sécurité en février [2026], le secrétaire d’État Marco Rubio, l’un des dirigeants fondateurs du Conseil, a félicité l’administration Trump pour avoir « libéré les otages des barbares et instauré une trêve fragile » à Gaza. À l’inverse, a-t-il déclaré, l’ONU « n’a pas de réponses et n’a joué pratiquement aucun rôle ». Non seulement l’ONU avait échoué à Gaza, a-t-il poursuivi, mais elle avait également échoué en Ukraine, en Iran et au Venezuela. Pire…

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Auteur: ugopalheta