Palestine : un monde arabe et musulman fracturé

Le sommet arabe et musulman du 15 septembre marque-t-il un tournant dans le conflit israélo-palestinien ? En ordonnant le bombardement de Doha, Benyamin Netanyahou a-t-il lancé la bombe de trop ? On l’a sans doute pensé à Washington où on s’est empressé de dépêcher dans la capitale qatarie, le secrétaire d’État Marco Rubio, comme pour rassurer l’émir, le Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, qui avait eu des mots très durs, qualifiant Israël « d’État terroriste ». Une rhétorique qui rompt avec la prudence proverbiale des pays du Golfe. En affirmant qu’Israël veut faire « dérailler » les négociations qui se tiennent à Doha avec le Hamas, sous le parrainage américain, l’émir feint de découvrir la lune.

La dernière marque de résistance arabe date d’octobre 1973, au lendemain de la guerre dite du Kippour.

Depuis le torpillage des accords d’Oslo, à partir de 1996 (Netanyahou déjà !), et le financement du Hamas pendant trois décennies, ce n’est plus un secret pour personne qu’Israël pratique la politique du pire, assassinant méthodiquement tous les partisans de la négociation parmi les dirigeants du Hamas. Mais au-delà des mots colériques de l’émir, quoi ? Pour l’instant, rien de concret. Le temps des guerres israélo-arabes de 1948, de 1967 et de 1973, qui toutes se sont soldées par la victoire de l’État hébreu, est révolu. Elles n’ont fait que renforcer les ambitions territoriales d’Israël. La guerre de 1967 débouchant même sur la colonisation de la Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem.


Sur le même sujet : Trente ans après Oslo, la victoire des assassins de Rabin

La dernière marque de résistance arabe date d’octobre 1973, au lendemain de la guerre dite du Kippour. L’embargo…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Denis Sieffert

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com